24 février 2010

Jany s'envoie en l'air!

par Yannick

Aujourd'hui était notre dernier jour sur la montagne de Dumbai. En fait c'était notre dernière demie-journée car nous somme montés à 13h. Pour une deuxième fois, le soleil resplendissait et le paysage était à couper le souffle. Avant de s'enligner sur les pentes, nous avons pris le temps d'envoyer nos cartes postales. En l'absence de téléphone ou d'internet, la poste reste le moyen le plus rapide de communiquer avec nos proches.

Nous avons pris le télésiège qui nous menait au sommet du domaine skiable et cette fois il n'y avait pas d'impolis Russes qui nous poussaient et qui dépassaient. Non, nous avions la place pour nous seuls. Fraоchement débarqué de la remontée mécanique, nos regards se sont tournés vers un deuxième pique, encore plus haut. Le vent avait soufflé de la neige et une corniche semblait plutôt attirante. Rien de majeur, 10 pieds tout au plus, mais Martin et moi, en vrais amateurs de sensations fortes, l'avions en tête. Comme par magie, un motoneigiste semblait nous attendre, bien en selle sur sa rugissante Bombardier. Après d'intenses tractations nous en avons convenu qu'environ 30$ (1000 roubles) nous mènerait au nouveau sommet du massif.

Rendu là-haut la vue était imprenable. L'Elbrus, notre prochaine destination, pointait à l'horizon. Ce colosse de 5642m domine toutes autres montagnes d'Europe. Pourtant c'est une autre cime qui nous fascina cette fois. Toute vierge, elle semblait nous faire un clin d'oeil. Malheureusement ce coup-là il n'y avait pas de motoneigiste pour nous y mener. C'est par nos propres moyens que nous devrons nous y rendre. Coutu n'a pas eu besoin de me convaincre, nous étions en route vers ce qui semble réellement le toit de Dumbai. Même si l'altitude nous coupait les jambes, notre détermination était à toute épreuve et nous y somme parvenus, photos à l'appuis!

Nous n'en étions pas au bout de nos aventures! En route pour notre première descente "in bounds", un homme nous apostropha en criant "paragliding!" Encore une fois je devais mettre mes talents de négociateur à l'oeuvre. Ce qui coûtait 5000 roubles n'aura finalement coûté que 3750. En fait, c'est tout ce que Martin avait en poche. L'heureuse élue pour ce voyage en parapente était nulle autre que Jany! Le temps de s'installer, de courir, de faire trébucher l'instructeur et voilà Jany qui vole et qui crie... de joie! Martin scrutait la descente avec attention, va savoir pourquoi, pendant que je me concentrais pour arriver au bas de la pente en vie. C'est pas facile surfer avec une deuxième planche dans les mains.

Au moment d'écrire ces lignes, le reste de notre soirée reste à venir. Nos plans sont solides par contre. À 9h nous allons jouer au bowling avec la femme au couteau géant et à 4h du matin c'est l'affrontement Canada-Russie qui nous sera décrit en... Russe! Demain dès 10h notre taxi nous amènera à Terskol, près du mont Elbrus. Coût du trajet : 100$ pour les 3. Durée du voyage : environ 5h... Ils ne payent pas le gaz ici ou quoi?

Note de Jany : ma descente en parapente...
Jamais je ne m'aurais douté, en me levant ce matin, que je survolerais les montagnes de Dombai du haut des airs... Quand Yannick et Martin m'ont regardé d'un oeil «ça te tentes-ti?!», je n'y croyais pas encore. Je n'étais pas stressée mais très enthousiaste. Ce qui me rendait insécure c'était la course du début et l'impossibilité de communiquer avec mon guide! Mais finalement, tout se passa à merveille. Dès que mes pieds levèrent du sol, la sensation fût complètement folle! Se sentir élever dans les airs, de voir les gens devenir minuscules et de se sentir atteindre les sommets des montagnes, c'était totalement hallucinant. Du petit «beat» dans les oreilles, un guide qui parle ni anglais, ni français... Bref, un peu normal que j'aie été sans mot! Avec le splendide paysage... je me suis retenue d'en pleurer de joie! Donc, ce fût probablement la plus belle expérience de ma vie à ce jour, surtout que ce soit été en Russie... WOW! Merci aux 3750 roubles à Martin!!!
(PS : BONNE FКTE À MON PAPA! xxx)

Le petit pont que nous traversons chaque matin pour aller à la gondole

Jany à motoneige

Le roi de la montagne

3 imbéciles


La montagne vierge que nous avons décidé de grimper

Victoire!

Nos traces, et une belle preuve de notre prudence anti-avalanche

Martin, crevé

Jany qui est tombée sous le charme de l'instructeur de parapente et des 3750 roubles que Martin avait en poche

Jany, après s'être envoyée en l'air

On a trouvé des chameaux

Leila, qui nous fait des crêpes après nos journées de planche, et son Armagedon dont elle n'est pas peu fière

Le village du Dombaï

Le linge de Martin que la femme de chambre a lavé et réussi tout remettre tout plié dans le ziploc

L'équipe de bowling

23 février 2010

Bluebird day!

par Yannick

La journée du 23 n'était pas la plus invraisemblable mais elle était tout de même incroyable. Au lendemain de la tempête de neige à l'origine de nos soucis sur la montagne, nous avions droit à un oiseau bleu. Pour les non-initiés, un Bluebird Day c'est une journée de gros soleil suivant une belle bordée de neige. Le mélange de poudreuse et de soleil vous font atteindre des sommets de plaisirs inégalés! Le 23 février est à ce jour la plus belle journée de notre voyage. Nous avons eu exactement ce que nous cherchions. Laissons les images parler...


C'est là qu'on s'en va!

Vue de la gondole

Avalanche
Carte postale

Le début d'une autre journée de planche, avec la température de notre bord

Yannick s'enligne vers le vide

Le bas du deuxième chair-lift : 2277 mètres d'altitude

Le plafond en fleurs de la piscine

22 février 2010

Dombay

par Yannick

Le réveil fut pour le moins brutal. La vodka, même si tu ne la mélanges pas, ça donne des sévères lendemains de brosses. Je n'avait pas mal à la tête mais j'étais tout à l'envers. Pour aider la porte de nos toilettes était barrée donc pas d'eau pour faire passer les effets indésirables et pas de bol pour faire passer les... matières non recyclable. Vraiment, si j'avais eu accès à Facebook mon statut aurait été "je ne boirai plus jamais!".

Un lendemain de veille tu dois vivre avec. On s'est donc gearé pour aller rider. En descendant dans le lobby on a croisé le Docteur Black qui nous a aidé à réserver une vraie chambre pour les 2 nuits à venir. En fait il a aidé Martin et Jany parce que moi j'étais en train de mourir dehors. Quand je vous dit que les gens sont hospitaliers ici et bien on en a eu une belle preuve encore. Le Doc nous a présenté son chum le gérant du restaurant et on a eu un déjeuner gratuit dans son bureau! Miam, du bon gruau gluant avec du beurre sur le dessus! Sérieusement, j'ai pris une mini bouchée que j'ai manqué vomir. Après avoir expliqué au gérant que ça semblait délicieux mais que j'étais trop scrap pour manger il m'a dit qu'il avait un bon remède pour moi. Je me suis dit ouais pourquoi pas, en plus le Doc est pas mal convainquant. Son remède était, roulement de tambours, un verre de marinade à cornichons. Je n'avais vraiment pas le choix de le boire au complet. Martin et Jany eux se foutaient de ma gueule d'aplomb! On dira ce qu'on voudra par contre, ça a marché. J'étais maintenant d'attaque pour la grosse montagne!

On prend la gondole pour le sommet avec le Doc, qui voulait nous guider jusqu'en haut de la montage. Rendus en haut de la gondole il fallait prendre un siège à six mais il y avait de la congestion. Un line-up qui à première vue n'était pas très long mais qui en fait n'avançait pas du tout. La raison, il y a 6 places par télésiège mais il n'y a que 2 machines pour valider les billets, un peu comme dans le temps au Mont Ste-Anne. Bref, on se rend en haut, le Doc attache les fixations à Jany comme si elle n'avait jamais fait ça avant et on se lance sur la montagne. C'est pas des farces, les Russes sont super hospitaliers.

Les conditions semblent excellente, la poudreuse est au rendez-vous, le terrain est immense et varié. Le seul problème, on est dans un white out total au sommet. Pas moyen de voir deux mètres devant nous. Le résultat net, on a tous l'air de débutants. Les chutes se multiplient, la neige s'entasse dans nos manteaux mais on a du fun pareil! Cette montagne sera complètement débile! Pour la première descente on décide de faire du sommet à la base. Une chute verticale de 1500m, semblable à Whistler. Martin nous fait visiter la foret un peu et on finit sur le cat track. Le bas de la montagne manque un peu de neige. Le cat track, large comme une piste de ski de fond, est en fait un ruisseau. On doit donc composer avec les roches et les torrents d'eau. Bref, on recommencera seulement pour la dernière descente.

Le reste de la journée se déroula sans embûche. Nous somme restés au sommet et on a fini par voir un peu devant nous, par moments. On est rentré claqués à l'hôtel et on a enfin pu gagner notre chambre. La chambre fait 3 mètres par 3 autres et le décor est magnifique. La salle de bain, refait à neuf, en 1950, nous fait regretter d'avoir oublié nos gougounes! La piscine de l'hôtel offre un parfait moment de détente par contre. La végétation du plafond, aussi nommé moisissure, lui donne un look tropical. Pas de lumière dans les douches, pas de bol sur la toilette et les poignées du robinet dépareillées ajoutent au charme de l'endroit! Mais c'est ce qui est beau dans ce voyage c'est justement le dépaysement. Le fait de se rendre compte qu'on vit dans un luxe démesuré en Amérique. De voir des gens aussi heureux avec si peu c'est vraiment réconfortant.

Alors c'est la fin pour maintenant. On s'en va en excursion avec notre ami Tim! Il va nous montrer les places cool de Dumbay. Ce soir par contre, pas de vodka... à moins que Tim insiste!

 
Lendemain de Vodka

  
Jus de cornichon miraculeux

  
Petit déjeuner dans le bureau du restaurant

  
Avalanche

  
Les 3 aventuriers qui s'attaquent а Dombaï

  
On a trouvé un ovni

  
Perdus en forêt

  
Notre luxueuse chambre, finalement on était mieux dans le bureau

  
La vue de la chambre

  
Rédacteurs en chef du blogue

 
La chambre de bain cinq étoiles

21 février 2010

La journée bipolaire!

par Yannick

Le retard technologique de la Russie est quand même assez intense. Ça donne droit à des situations parfois périlleuses, spécialement quand tu ne comprends pas un mot de leur langage. Donc, aucun hôtel de Dumbay n'a de site internet permettant de réserver nos chambres à l'avance. Aucun autre choix alors que de se pointer à l'aveuglette et d'espérer trouver une place libre. Ce qui nous avait glissé de l'esprit, c'est que le 22 février est le jour des vétérans et par le fait même le weekend se prolonge d'une journée. Prétexte parfait pour que les 140 000 000 de Russes décident de venir passer ce congé en famille... à Dumbay!

Donc, après s'être cassé le nez sur toutes les portes du village et une fois complètement détrempés, parce qu'il pleuvait encore,  on a décidé de retourner à l'hôtel où nous avions débuté les recherches et laissé nos bagages à la réception. Le plan était simple, nous allions passer la nuit debout dans un des bars de la place. Les bars ne ferment pas ici de toutes façons! On commence donc par un petit kafé au deuxième étage de l'hôtel qui m'avait l'air plutôt sympathique. On s'assoit et on commande le menu qui évidement est unilingue Russe. On réussi à trouver des trucs végés et on découvre les crêpes aux patates! Ce succulent met soviétique compose d'ailleurs la majeure partie de notre alimentation depuis ce jour! On commande aussi notre première bouteille de vodka. Les choses allaient tellement mal qu'il ne nous restait qu'à boire!

Cette bouteille fut un véritable porte-bonheur! À ce moment précis le vent à tourné. Intrigué par le langage que nous parlions, un exubérant Ukrainien, que nous allons nommer JAFT, nous a demandé d'où nous venions. La seconde qu'on a dit Québec Jaft s'est mis à nous parler des Nordiques, de Phil Esposito et de Guy Lafleur... en Russe! L'ami de Jaft, Tim, s'est alors joint à la conversation. Un autre de leurs amis, Edouard, qui semble bon en anglais mais trop gêné pour le parler, a écrit sur un bout de papier "Our friend wants to go to Canada. He doesn't like Dumbay". Martin lui répond donc, au verso du papier: "If he can host us for tonight, we'll gladly host him in Canada". Il voulait tellement nous aider qu'il a contacté le gérant du bar, qui lui a contacté le docteur de la station, qui lui a traduit notre problème au gérant du deuxième bar et qui a les dents en or, qui lui en a parlé à la délicieuse Victoria, la gérante de l'hôtel. La solution, dormir dans le bureau de la direction! Sérieusement, la journée qui avait débuté par une misérable balade en train, en autobus et en taxis pour se rendre dans un village où nous ne pouvions pas dormir s'est métamorphosé pour devenir une des plus mémorables.

Le temps de finir notre première bouteille de vodka, Martin a commencé à prendre goût à ce merveilleux breuvage. Ceux qui connaissent Coutu comprendront que la mâchoire m'a tombé lorsque notre cher ami s'est exclamé "Bon, on en commande tu une deuxième?". La soirée a donc débuté à 14h. On a appris plein de mots en Ukrainien, en Russe et on leur en a montré en français. Plusieurs personnes se sont joint à notre gang au courant de la soirée. Nous étions bien installés au bords d'un brasier où Jaft faisait cuire ses brochettes d'agneau, spécialité du petit café. On a commandé une troisième bouteille de vodka et les choses sont devenues floues. Je me souviens des bons moments par contre, comme celui ou j'essayais de convaincre tout le monde de venir au Canada, celui où Jaft est devenu Jaft et celui où je me suis levé de mon siège et que je me suis rendu compte que ça n'allait plus du tout! Jany et Martin se rappelleront du moment où je leur ai annoncé que je voulais des enfants. Vidéo à l'appui. Il était temps d'aller au lit. On aura tout de même absorbé 1,5 litres de Vodka durant cette journée bipolaire.

Si nous doutions de l'hospitalité des Russes, et bien nous somme maintenant rassurés!

La bouteille de la chance

  
Victoria et le gérant du bar d'en bas avec les dents en or

  
Aslan (Jash), Sacha, le Doc et Yannick qui a retrouvé son moral

  
Yannick, Tim, Jany, Martin et Jash qui trinquent а la victoire

  
Les maudits papiers d'enregistrement

  
Tim qui, finalement, remplit nos maudits papiers d'enregistrement

  
Notre chambre improvisée dans le bureau de Victoria

  
Jash et ses brochettes

  
Yannick et un de ses 32 shooters de Vodka

  
Martin et Jany qui ont été assez futés pour slaquer la Vodka а temps

  
Tim et Jany

 
Notre nouvelle gang russe

20 février 2010

En route vers Dombay

par Martin

Aujourd'hui, notre plan est de se rendre à Dombay, où d'immenses montagnes nous attendent. Nous avons acheté des billets de train hier soir à la gare d'Adler. Ça nous a pris une bonne demie-heure et beaucoup de dessins sur un papier pour se faire comprendre, mais on les a eu, nos billets. Destination: Mineralnye Vody, qui semble être la plus grosse ville de la région du Caucase Russe. Après ça, comment on va se rendre jusqu'à Dombay, c'est un mystère. On sait qu'on part à 15h23 mais on ne sait pas à quelle heure on arrive. Les billets regorgent d'informations incompréhensibles. Soit qu'on arrive à 12h10, 21h02, 04h48 ou 90h52. On mise sur 04h48, ce qui nous donnerait 13 heures de train. Plausible.

Nous décidons d'aller rapidement visiter la centre-ville de Sochi avant d'aller prendre le train à Adler. Nous achetons notre repas habituel avant de partir : pain et gouda. Pas de quoi aider ma constipation.

Nous faisons rapidement connaissance avec la charmante ville de Sochi, qui a nettement plus de bon sens qu'Adler. Les palmiers qui côtoient les connifères fascinent Jany. Nous nous mettons à la recherche d'un café internet afin de savoir ce qu'il adviendra de nous une fois rendus à Mineralnye Vody. Le trajet s'éclaircie: nous devrons nous rendre à Teberda en bus, pour ensuite prendre un autre bus pour Dombay. Yannick tente quelques appels pour réserver une chambre à Dombay. Sans succès. On s'arrangera donc avec nos troubles rendus là-bas.

Une fois à la gare de train d'Adler, le défi est de trouver quel est notre train. Nous n'avons aucune idée de la destination finale du train, et le paneau listant les départs n'en liste aucun pour 15h23. Trop cool. Ma détresse attire un homme qui jète un oeil à mon billet et m'énumère une liste mots en russe que ne comprend évidemment pas. Je lui fait comprendre que je ne parle pas russe. Aucun effet. Il continue de parler. Finalement, il me montre ses 5 doigts de la main. Une piste. C'est soit la plateforme 5, ou la track 5. C'est déjà ça de gagné. C'est finalement le train sur la track 4 de la plateforme 3 que nous prenons puisqu'il n'y a pas de plateforme 5, et que le train de la track 5 est barré. On croise les doigts. Après vérification, c'est le bon train. Et nous arriverons à Mineralnye Vody à 4h48. C'est parti!

L'ambiance à bord est louche. Il fait super chaud donc quelques gros monsieurs croient bon de se mettre en bedaine. Avec la totalité de ses dents en or, il y en a un qui a vraiment fière allure. Les autres occupants de notre cabine ont sorti leur snack : un poulet entier avec plein d'autres à-côtés. Un vrai festin. C'est vraiment une bonne idée de manger un poulet dans un train. C'est pas salissant.

Les paysages sont vraiment beaux, mais longs à regarder. On prend donc place dans nos couchettes vers 19h00. Pas trop le choix, nous n'avons pas de siège. Malgré la symphonie de ronfleurs et les lits de fortune, nous dormons. Le doux réveil par la grosse agente de bord qui me tappe dessus avec ses grosses mains est vraiment ce que j'espérais. C'est tout de même gentil de nous réveiller.

Une fois à Mineralnye Vody, un chauffeur de taxi nous offre le lift vers Dombay pour "twenty dollars". Comme nous avions lu que ça prenait 4 heures aller à Dombay, on trouve l'offre un peu louche. Soit que c'est vraiment un bon deal, soit que nous arriverons à destination un rein en moins. On lui dessine "20$" sur notre fidel calpin pour vérifier. Il semble confu et écrit à son tour "200$". Nous n'avons pas la même définition de "twenty". On opte pour un autre chauffeur qui a réussi à nous mimer que la gare d'autobus est à 40 km et qu'il peut nous y apporter pour 500 roubles. Meilleur plan. C'est lorsqu'il attache nos gigantesques bagages sur le toit de sa Lada avec deux élastiques qu'on trouve le plan un peu moins bon. Encore moins lorsqu'il roule à 100 km/h sur l'autoroute et que le toit se met à craquer. À toutes les fois où je vérifie si nos sacs sont encore là, je ne sais pas trop si son petit sourire est supposé me rassurer ou non. On arrive finalement à bon port. Il nous aide même à nous procurer nos billets d'autobus pour Terbda. Finalement, il nous achète des billets pour Repkeck. On a aucune idée c'est où. Mais c'est pourtant là qu'on s'en va. 3$ chaque, c'est une offre qu'on ne pourrait refuser!

Une fois dans le micro-autobus, le chauffeur nous mime qu'il peut nous organiser un lift par un ami de Repkeck jusqu'à Dombay pour 2000 roubles (60$) pour les 3 ainsi que nos bagages. On sait pas trop combien de temps prends le trajet jusqu'à Repkeck, et encore moins de Repkeck jusqu'à Dombay. On sait par contre qu'on veut s'y rendre, et comme la solution nous est offerte sur un plateau d'argent, on accepte.

Finalement, le trajet de Mineralnye Vody jusqu'à Repkeck durera 1h45 (3$) et celui de Repkeck jusqu'à Dombay 2h30 (20$). Deux bon deals. Personnellement, je ne croirais pas lifter des touristes inconnus dans les montagnes pednant 2h30, me tapper le retour et charger que 60$. En plus, il nous a payé une grosse bière sur la route. Certains Russes sont juste vraiment trop sympathiques!

Gare de train de Sochi

  
On s'en va tenter de prendre l'autobus avec nos sacs géants

  
Lequel est notre train?

  
Martin et les mangeurs de poulet

  
Enfin arrivés а Mineralnye Vody

  
Nos bagages sur Lada

 
Notre destination